Connection
Bivouac #8 – Saint-Martin-d'Hères
/ Académie de la Marche
« MARCHE MéDITATIVE, PARCOURS ESTHéTIQUE & VOYAGE DANS LE FUTUR : 3 POSTURES MARCHéES à EXPéRIMENTER » / VEN 16 MARS à 19h

Rendez-vous vendredi 16 mars à 19h au Musée du temps libre à St martin d'heres pour une série de projections de vidéos d’artistes qui prennent la marche comme objet premier d’expérimentation, suivie d'une rencontre avec Rencontre avec Gabrielle Boulanger (archAologue), Philippe Bellanger (marcheur zen) et Lindsey Wainwright (chercheuse marcheuse).

 

 

PROJECTION VIDÉOS DE :

 

• Fayçal BaghricheLe sens de la marche, 2002

Dans la vidéo Le sens de la marche, le cours du temps s’est inversé. L’artiste immobile apparaît comme la seule figure raisonnable d’un monde qui marche à l’envers. Fayçal Baghriche est debout à un carrefour de rue, aucun signe ne le distingue des autres individus mais son immobilité génère une lecture distanciée et transforme la scène en véritable chorégraphie, l’attention se reporte sur la répétition des gestes des passants, sur l’absurdité d’une marche sans destination apparente et sur l’autorité des trajectoires induites par l’urbanisme. La société est stigmatisée pour sa dépense d’énergie et son aveuglement dans sa course effrénée. La présence impassible de l’artiste au cœur de cette agitation urbaine nous interroge sur ce qu’il peut faire et sur l’inaction comme méthode susceptible de perturber un système. – Keren Detton

 

Guido van der WerveNummer acht Everything is going to be alright, 2007
Sur fond polaire. Guido van der Werve a pour habitude de se mettre en scène dans des vidéos performances. Ici, il est seul dans le paysage verglacé de la Finlande, seul entre la banquise et le ciel qui se répondent, seul dans un espace blanc sans fin et sans repère. Seul, si ce n’est l’énorme brise-glace qui avance derrière lui, traçant sa route à travers la banquise, si proche qu’il pourrait le renverser, l’engloutir. Petite silhouette noire, l’homme avance obstinément, inconscient du danger ou s’en jouant nonchalamment, sans but apparent, si ce n’est la marche elle-même. (…)  – Eléonore Jacquiau Chamska

 

 

RENCONTRE AVEC : 

 

Gabrielle Boulanger, archAologue

Gabrielle Boulanger s’intéresse au potentiel qu’offre la démarche artistique lorsqu’elle investit d’autres espaces que ceux qui lui sont traditionnellement réservés. Elle développe ainsi ses recherches en interaction avec des territoires habités. D’une posture d’observation et d’écoute envers ce(ux) qui les habite(nt), différents dispositifs sont alors déployés, toujours dans un soucis de rencontrer l’auteur qui est en l’autre et de favoriser la fabrique possible d’un commun. Elle crée ainsi une nouvelle discipline aux frontières de l’art, du micro-urbanisme, de l’architecture et des sciences humaines & sociales qu’elle appelle l’archAologie : contraire de l’archéologie, celle-ci oeuvre à fouiller le présent et ses potentialités en s’appuyant sur des méthodologies plastiques.
En 2016, elle fonde Le Musée du temps libre et œuvre à réaliser des Portraits de temps libre avec des personnes de divers horizons en vue de former une collection qui valorise des manières singulières de vivre le temps libre. Ce musée a une dimension profondément sociale et participative : il co-construit à la fois la matière exposée et sa monstration avec le public.

  


Philippe Bellanger, marcheur zen

Ordonné moine enseignant par le Maître Zen Ryotan Tokuda, Philippe Bellanger pratique la méditation Zen auprès de Maîtres Japonais depuis 40 ans. Depuis 2009, il anime le Groupe Zen de l’éveil qui se réunit toutes les semaines à la Maison des habitants Chorier Berriat à Grenoble et à Annecy dans la structure « A chacun son Everest ». Si cela se déroule dans une éthique de gratuité, il sollicite, par contre, un travail nécessairement régulier. Suite à ses études aux Beaux Arts d’Angers, il a passé un an à Venise à l’UNESCO puis est parti plusieurs années au Japon. De retour en France il devient professeur aux Beaux Arts de Tours, entre à la Galerie du VIA à Paris, travaille avec Jean De Loisy au centre d’art contemporain des Pays de la Loire. Montagnard dans l’âme, il s’installe en Isère en 2001, restaure un vieux moulin et commence là une nouvelle manière d’être artiste, moine et montagnard.


Lindsey Wainwright, chercheuse marcheuse

Chercheuse-marcheuse Lindsey Wainwright est née en 1986 dans un parking marécageux d’un côté de l’Atlantique, et habite depuis une dizaine d’années dans une friche montagnarde de l’autre. Elle marche, elle lit, elle chante, elle traduit, elle médite, et elle chuchote en américain aux animaux. Dans ses recherches, elle s’intéresse à la ville, à sa représentation et à sa pratique, et au commun. Dans sa vie, elle aime la poésie, la vie en communauté, la randonnée, le parcours esthétique, et les tentatives d’exploser les limites de ce qu’on croyait possible.

 

 

Une soirée organisée par le MAGASIN des horizons en collaboration avec le Musée du temps libre.

 

 

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Cet événement est GRATUIT.
Il est possible de réserver en écrivant à reservation@magasin-cnac.org