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Guillaume Barborini / Résidence
De janvier à mars, Guillaume Barborini est en résidence dans le cadre de l'ACADÉMIE DE LA MARCHE dans deux établissements scolaires à Villard de Lans et Grenoble !
 
«   J’ai amorcé il y a peu un inventaire regroupant des gestes singuliers, des pratiques qui sortent d’une fonction d’usage, font un pas de côté pour élaborer, dire ou tenter de nouvelles pratiques du monde. Cela va de L’Homme qui plantait des arbres de Jean Giono, aux allers-retours sur le flanc des montagne de Sisyphe poussant son rocher, en passant par la vie passée dans les arbres sans descente possible du Baron Perché d’Italo Calvino, le déplacement de quelques centimètres d’une dune à Lima à l’initiative de l’artiste Francis Alÿs (When faith moves mountains), le démantèlement d’une maison et sa dispersion intégrale dans le paysage par l’artiste Pauline Bastard (Les états de la matière), … » Guillaume Barborini
 
À partir de cet inventaire, Guillaume Barborini propose, lors de ses interventions à Grenoble et à Villard de Lans, de commencer par expérimenter une approche sensible et singulière du dessin : à partir d’explorations et d’expérimentations d’actions de dessin fonctionnant sur un système simple et répétitif, les élèves sont amenés à inventer des gestes, des protocoles de dessin en envisageant d’abord le dessin comme activité qui se suffit à elle-même et non au résultat qu’il produit. L’objectif est alors de sortir du cadre restreint du papier et du geste dessiné pour se déployer au delà de la feuille, dans l’espace, seul ou à plusieurs, puis idéalement, progressivement : « mettre en place dans le monde ce que le monde permet mais ne peut pas mettre en place ».
 
Etablissements La Cité scolaire Jean Prévost à Villard de Lans et le Collège Fantin Latour à Grenoble
 

BIOGRAPHIE 

Guillaume Barborini est artiste. À travers des formes et des moyens divers, son travail consiste en l'élaboration et la mise en pratique de gestes singuliers. Par ces gestes, il recherche et revendique un temps de l'expérience et une présence cohérente au monde, tout en interrogeant en creux notre propre relation à ce dernier. La marche est une pratique qui s’invite régulièrement au sein de ce travail et en fait pleinement partie.